Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 16:37

LA BATTERIE
Un instrument qui engage le corps et l'esprit

"RYTHMES" est une école de batterie créée en juillet 2000 et installée au Centre Commercial de la Butte Montceau à Avon en Seine et Marne.
Le but premier était de faire connaître la batterie en tant qu'instrument à part entière, nécessitant un apprentissage bien précis, alors qu'il est encore trop perçu comme "un instrument qui fait du bruit".
L'enseignement de la batterie s'adresse aux femmes et aux hommes de tous les âges et aux enfants à partir de 6 ans.
Après un entretien préalable avec chaque candidat à l'inscription dans l'école, nous tenons compte que chacun a sa propre conception de la musique et nous entendons les souhaits de l'élève lors de sa formation musicale.
On peut alors mettre en place un véritable appareil pédagogique comprenant la lecture, l'écriture, la technique fondamentale, l'accompagnement musical, l'esthétique de jeu et l'improvisation, tout en respectant le rythme d'évolution de chacun.
En effet, "si la musicalité est un don, la technique est égale au nombre d'heures de travail sérieux passé sur l'instrument. Car la batterie, comme tout instrument de musique, s'apprend et exiqe des heures d'exercice avant d'être récompensé par le plaisir qu'offre la possibilité de s'exprimer". (Dante AGOSTINI)
L'enseignement se déroule dans une ambiance conviviale, d'écoute et de partage de notre passion commune : la musique.

Notre concept de l’enseignement de la batterie est « le stage permanent » :

Pour rompre avec l’omniscience et aborder la pédagogie de façon ludique mais cependant constructive, les élèves bénéficient d’une banque de temps en plus de leurs séances personnelles de cours qu’ils apprennent à gérer et à organiser au travers des différents sujets abordés dans l’appareil pédagogique.

Ce « stage permanent » leur permet de se rencontrer et de partager leurs connaissances, d’évaluer leurs acquis.

 

Cette pédagogie du « stage permanent » que nous avons mis en place depuis l’ouverture de l’école est un vecteur de valeurs qui sont, à nos yeux fondamentales et pour la pratique de l’instrument et au-delà dans la vie quotidienne des élèves et stagiaires.

Ces valeurs sont celles du partage et de la transmission des connaissances, de la motivation et de l’initiative, du goût de l’étude, de l’écoute, du respect des autres et de l’humilité, du don de soi…

Apprendre pour enseigner, enseigner pour apprendre, n’est-ce pas là l’art du rythme ?

Par Michel GARREC - Publié dans : ECOLE DE BATTERIE
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 15:51
Solo de batterie, la si belle session
Enfin un solo de batterie. Enfin un solo qui dure, s’étend, s’allonge, prend ses aises, décolle. Accrochez vos oreilles, décrochez vos menottes, détachez vos ceintures. Laissez vous emporter par la puissance légère et maximale de Michel Garrec, qui nous balade dans chaque coin de sa mémoire infinie d’enfant tambour et de musicien, du bal musette en passant par Jones et s’accomplissant en force éventail, élargie et sophistication si simple, en fait. Du son brut, souple, rond, carré. La quadrature du cercle accomplie. Michel Garrec est enfin lui-même et la silhouette de Vander se profile au cœur de cette exposition en 17 mouvements.
L’homme Garrec et la machine Capelle sont faits l’un l’autre. L’instrument déploie son élégance sur la scène à lui seul consacrée. Le son est parfait, mœlleux, sec, ferme, dru, clair, placé, un vin blanc de pure classe, à déguster sans hésitation. Animée par Garrec, la batterie déroule ses charmes sonores tel un paon majestueux. La machine, une pure beauté et son raffiné pour mieux faire plein de bruit est au service d’une sensibilité d’enfant parvenue à maturité, d’un parcours original, personnel, intime. Des mètres cubes de son et des kilomètres de rythmes imprimés de lyrisme d’une précision redoutable. Rythmique impeccable parce que aimée, désirée, nécessaire.
Pour nous, les auditeurs/spectateurs, pour notre plaisir et notre ravissement, un solo sans fin. Un solo avec des silences pour mieux entendre. Des silences comme Miles les aimait.  En même temps une charge qui court, repart, cogne, tape, balaie, rempile et nous balance, nous touche. Ce solo diffuse, transmet, émet généreusement tant d’émotions si douces pour les amateurs de la chose : la solitude du batteur de fond. Sans terminus ce solo, cette traversée du temps au son des baguettes et tambours résonne dans vos oreilles longtemps, des jours entiers après la session. Voyage au bout des étoiles.
Enfin un batteur, Michel Garrec, sans complexe et sans scrupules, débarrassé des carcans, des rituels et du groupe. Tout à lui, à lui seul il est un groupe. Sa liberté est organisée, la structure est époustouflante, soufflante, retentissante. Bien posée mais pour mieux exploser, mon enfant. Le trajet de Garrec va vers le meilleur, lui, le chant, le son de la Capelle, un duo incandescent entre la voix de l’homme et ses tambours. On aura tant aimé le jazz !
L’enchantement fut tel qu’on serait bien restés toute la nuit ; encore un solo trop court car très beau, très humain, très nécessaire à notre époque plastic. Allez l’écouter, là où il joue, batteurs de tous les pays, batteurs de toute la France, public du jazz et de toutes les musiques ! C’était dimanche 20 mai 2007, au Théâtre des Sablons, à Fontainebleau.
 
Pascale MIR
Par Michel GARREC - Publié dans : QUINTESSENCE
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